Droits de succession transfrontaliers États-Unis–Canada
Lorsqu'une succession ou une donation entre vifs touche à la fois les États-Unis et le Canada, deux systèmes fiscaux peuvent atteindre les mêmes actifs. Voici comment chacun fonctionne en 2026, comment la double imposition est allégée et les pièges qui touchent le plus souvent les familles transfrontalières.
Reflète les règles 2026 · une estimation, pas un conseil.
Modélisez votre situation États-Unis–Canada — gratuit →Qui est imposé sur les actifs mondiaux ?
Les deux pays imposent certaines personnes sur leur succession mondiale et d'autres uniquement sur les actifs qui y sont situés. Une erreur de classification change chaque chiffre.
- Les citoyens et domiciliés sont imposés sur leur succession et leurs donations mondiales ; les étrangers non-résidents uniquement sur les actifs de situs américain (immobilier américain, actions de sociétés américaines, biens corporels situés aux États-Unis). Les dépôts bancaires américains et l'assurance-vie sont exonérés (IRC §2105).
- Abattement unifié de $15,000,000 par personne pour les droits de succession et de donation ; taux marginal de 40% sur l'excédent.
- Le Canada n'a ni droits de succession ni impôt sur les successions. À la place, une disposition réputée au décès réalise les gains en capital latents du défunt sur sa déclaration finale.
- Environ 50% du gain est imposable au taux marginal combiné le plus élevé (~44–55% selon la province) — soit environ jusqu'à ~27% du gain.
Le côté américain — chiffres 2026
- Les citoyens et domiciliés sont imposés sur leur succession et leurs donations mondiales ; les étrangers non-résidents uniquement sur les actifs de situs américain (immobilier américain, actions de sociétés américaines, biens corporels situés aux États-Unis). Les dépôts bancaires américains et l'assurance-vie sont exonérés (IRC §2105).
- Abattement unifié de $15,000,000 par personne pour les droits de succession et de donation ; taux marginal de 40% sur l'excédent.
- La portabilité (DSUE) permet au conjoint survivant de reporter l'abattement inutilisé d'un conjoint prédécédé — jusqu'à un total combiné de $30M — pour les droits de succession et de donation (pas le GST).
- Exclusion annuelle de donation de $19,000 par bénéficiaire ; les étrangers non-résidents n'obtiennent qu'un équivalent-abattement de $60,000 (crédit d'environ ~$13k) en l'absence d'allègement conventionnel.
- 16 États américains ainsi que le District de Columbia prélèvent leurs propres droits de succession en plus de l'impôt fédéral.
Le côté canadien — chiffres 2026
- Le Canada n'a ni droits de succession ni impôt sur les successions. À la place, une disposition réputée au décès réalise les gains en capital latents du défunt sur sa déclaration finale.
- Environ 50% du gain est imposable au taux marginal combiné le plus élevé (~44–55% selon la province) — soit environ jusqu'à ~27% du gain.
- Un roulement au conjoint reporte le gain au conjoint survivant ; les héritiers héritent avec un coût de base rehaussé. Des frais provinciaux d'homologation/administration successorale s'appliquent séparément.
- Les soldes de REER/FERR sont généralement entièrement inclus dans le revenu sur la déclaration finale, sauf s'ils sont roulés à un conjoint.
Alléger la double imposition
L'allègement passe par la convention fiscale Canada–États-Unis (article XXIX B) : un défunt canadien se voit accorder le crédit unifié américain au prorata des actifs de situs américain ÷ succession mondiale, et les deux systèmes (droits de succession américains vs. gains en capital au décès canadiens) sont coordonnés afin que la même valeur ne soit pas intégralement imposée deux fois.
Les pièges qui touchent les familles États-Unis–Canada
- Le situs des actions. Les actions d'une société américaine ont un situs américain pour un étranger non-résident, même détenues via un courtier étranger — une mauvaise surprise fréquente à six chiffres.
- Le conjoint non-citoyen. La déduction maritale américaine illimitée ne s'applique pas à un conjoint non-citoyen américain sans QDOT.
- La double déclaration. La succession étrangère d'une personne américaine peut tout de même devoir déposer le Form 706 américain ; une donation/un legs important d'une personne étrangère à un bénéficiaire américain peut déclencher le Form 3520 américain.
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HeirCalc modélise ensemble les côtés américain et canadien — en appliquant les abattements, les règles de résidence et de situs ainsi que tout allègement conventionnel — et affiche l'exposition dans chaque pays avec la justification légale derrière chaque chiffre. Tout s'exécute entièrement dans votre navigateur ; rien n'est enregistré ni envoyé où que ce soit.
Lancez votre scénario États-Unis–Canada dans HeirCalc →Ce guide constitue une information générale pour 2026, et non un conseil juridique, fiscal ou financier. Les droits de succession et de donation transfrontaliers dépendent de faits précis — résidence, domicile, situs, positions conventionnelles, trusts et règles de réserve héréditaire — qui peuvent modifier le résultat. Confirmez votre situation auprès d'un professionnel transfrontalier qualifié. HeirCalc est un outil d'estimation de Krometis Analytics.